Centre de tri

Le Centre de tri traite les emballages ménagers légers (hors verre) et les papiers.

Le Syvalom prend en charge les déchets recyclables de ses adhérents à l’entrée de l’un des six centres de transfert ou du centre de tri.

Zone de stockage Amont

Les semi-remorques ou les bennes d’ordures ménagères déversent les déchets recyclables dans la zone de stockage Amont d’une surface de 600 m2. Les apports sur le centre de tri sont différenciés dans les alvéoles :

en fonction de la consigne de tri des adhérents :
  • Emballages,
  • Emballages et Papiers,
  • Cartons et Papiers.
mais aussi en fonction du type de contenant de collecte (vrac ou sac)

Les déchets recyclables sont dirigés à leur arrivée vers l’une des deux trémies :
> Si la collecte des déchets recyclables est opérée en sacs, leur contenu est libéré par un ouvre-sacs. Les sacs plastiques sont récupérés pour être valorisés.
> Si la collecte est effectuée en bac, les déchets recyclables sont envoyés dans l’autre trémie.

Tri granulométrique

Les déchets recyclables sont ensuite dirigés dans un trommel (un crible rotatif de 12 m de long) afin de réaliser une séparation par taille des déchets.

Cette séparation granulométrique permet de sortir 3 flux :

  • un flux comprenant les objets de plus de 280 mm – la Grosse Fraction,
  • un flux de déchets entre 180 et 280 mm – la Moyenne Fraction,
  • un flux contenant des déchets de moins de 180 mm – la Petite Fraction.

Ces flux suivent des parcours différents sur la chaîne de tri.

Tri des métaux

Les métaux sont extraits ensuite des autres emballages : l’acier (aérosols, bidons de sirop …) grâce à un gros aimant et l’aluminium (canettes, boîtes de conserve …) par la machine à courant de Foucault.
L’acier part directement vers la presse à paquets et l’aluminium dans une zone de stockage tampon avant d’être mis en balles.

 

Tri de l’acier

Les deux overbands (ou OVAP), poulies magnétiques, extraient les emballages métalliques de taille inférieure à 280 mm (petite et moyenne fraction).

Les emballages de plus de 280 mm, essentiellement des films plastiques et des gros cartons (grosse fraction), partent directement en cabines de tri.

 

 

 

 

 

Tri de la Petite Fraction (inférieure à 180 mm)

Un crible à disques :

Il sépare les déchets de la petite fraction en fonction de leur taille :

  • les objets inférieurs à 120 mm passent à travers les mailles et seront orientés vers le défineur.
  • les produits supérieurs à 120 mm seront directement dirigés vers les tris optiques.

Le défineur :

Il reçoit les déchets de taille inférieure à 120 mm et laisse passer tous les objets ou morceaux d’objets inférieurs à 70 mm qui ne peuvent être valorisés et seront envoyés en refus de tri.

Les objets supérieurs à 70 mm, eux, sont alors dirigés vers la machine à courant de Foucault afin d’en extraire l’aluminium, puis vers une machine de tri optique.

Les emballages en aluminium sont séparés par une machine à courant de Foucault.

Concrètement, la rotation rapide d’aimants posés sur un cylindre créée un champ magnétique qui va éjecter l’aluminium en dehors du flux des matériaux mélangés.

Tri optique

Les 5 machines de tri optique rentrent alors en action pour les autres emballages et les papiers.

Grâce à une reconnaissance visuelle et spectrométrique (forme/couleur), elles dirigent le déchet sur le bon tapis suivant la force du jet d’air comprimé.

Cette cascade de tri optique permet de séparer les déchets selon leur composition.

 

 

Un exemple : la tri optique n°5.

Elle comporte 2 canaux :

Canal 1 : Séparation du flux plastique en PET Clair (bouteilles d’eau) du flux en PET Foncé (bouteilles d’eau gazeuse ou de soda)

Canal 2 : Séparation du flux en PEHD (bouteilles et flacons opaques de l’alimentaire et de la cosmétique) des briques alimentaires briques de lait ou de potage)

 

 

Les déchets sont analysés à l’aide de faisceaux lumineux dans le spectre visible (pour une identification par couleur) ou dans l’infrarouge (pour une identification des matières).
Les déchets ainsi reconnus sont ensuite séparés par des buses de soufflage présentes à la jetée du tapis du tri optique.

 

Contrôle humain

Les emballages triés arrivent dans une cabine de tri et bénéficient d’un contrôle humain pour retirer ou remettre dans le bon flux le déchet qui aurait été mal aiguillé.
Les déchets recyclables mal orientés peuvent être réinjectés dans le circuit pour être triés à nouveau.

Le centre de tri est doté de 7 tables de tri sur lesquelles les opérateurs sont déployés selon les flux qui arrivent.

Exemple 1 : la table de tri Plastiques

Le premier opérateur de tri vérifie sur sa table de tri, qu’il n’y a que le flux PET clair (ou Polyéthylène Téréphtalate clair) constitué principalement de bouteilles d’eau.

L’autre opérateur chargé de vérifier le flux PEHD (ou Polyéthylène Haute Densité) qui compose les bouteilles et flacons opaques de l’alimentaire ou de la cosmétique, s’il repère des bouteilles en PET clair, les remet sur la table de son collègue.

Les opérateurs de tri vont déposer les déchets mal orientés soit dans la goulotte :

  • “Films plastiques” pour les sacs de collecte et sacs alimentaires (PE – polyéthylène) : Ils sont envoyés dans la presse à films.
  • “Valorisation” pour les autres emballages recyclables : Les emballages repartent au début du process pour être retriés
  • “Refus” pour les déchets non recyclables. Ils partent dans le compacteur à refus pour être valorisés en énergie électrique.

 

 

Exemple 2 : Tables de tri des Papiers

Les opérateurs de tri vont laisser passer les papiers sur la table de tri.

Les déchets mal orientés suivront le même sort que décrit à l’exemple 1.

Zone de stockage aval

Les matières triées sont conditionnées grâce à :

  • une presse à balles pour les plastiques (hormis les films), les cartons et l’aluminium,
  • une presse pour les films en Polyéthylène (essentiellement les sacs de collecte)
  • une presse à paquets pour l’acier.

Les papiers sont directement stockés dans des semi-remorques à fonds mouvants alternatifs (FMA).

 

La zone de stockage aval, d’une surface de 520 m2, permet de stocker les matériaux dans l’attente des repreneurs.

 

 

L’acier, extrait des emballages grâce aux deux overbands situés au début de la chaîne de tri, passe dans la presse à paquets.

Les papiers sont automatiquement acheminés par des convoyeurs dans l’une des deux semi-remorques stationnées en permanence sur l’installation.

Une fois remplie, la semi-remorque part à la papeterie Norske Skog à Golbey (Vosges).

Refus de tri

Les déchets non recyclables retirés tout au long du process vont être acheminés par des tapis roulants vers le compacteur de refus de tri.

Le caisson, lorsqu’il est rempli, est transporté à l’Unité de Valorisation Energétique implantée à quelques mètres de là.

 

Départ en filière de recyclage

Une fois conditionnées, les matières partent en filière de recyclage.

 

Répartition des matières valorisées en 2018
en sortie du Centre de tri
(adhérents du Syvalom + apports extérieurs)

  • Cartonnettes et Cartons de déchèterie 42% 42%
  • Plastiques (emballages + films) 17% 17%
  • Papiers 16% 16%
  • Refus de tri 15% 15%
  • Métaux (Acier + Aluminium) 8% 8%
  • Briques alimentaires 2% 2%

Les tonnages triés sur le centre de tri ont été recyclés en 2018 de la façon suivante :

  • Cartonnettes et Cartons de déchèterie : Saica Paper à Venizel (02- Aisne) et à Nogent sur Seine (10 – Aube) pour redevenir des emballages carton.
  • Papiers : Papeterie Norske Skog à Golbey (88 – Vosges) pour être transformés en papier journal.
  • Plastiques : Recyclage des emballages essentiellement à Wellman France Recyclage à Verdun (55-Meuse), Freudenberg Performance Materials SAS à Colmar (68- Haut Rhin), Matières plastiques de Bourgogne à La Loyère (71 – Saône et Loire). 
    Les emballages plastiques ont été transformés majoritairement en fibres (45 %), bouteilles et flacons (16 %), barquettes, feuilles isolantes (13 %) … Les films plastiques sont transformés dans l’entreprise Machaon, implantée à Châlons-en-Champagne (51 – Marne) à 12 km du Centre de tri. Ils pourront devenir des sacs poubelle.
  • Métaux : Acier : Arcelor Mittal à Dunkerque (59-Nord) et l’Aluminium : Regeal – Affimet à Compiègne (60-Oise).
    Ils ont permis de refaire des chariots de supermarché, des casseroles, des chaises …
  • Briques alimentaires : Papeterie Lucart à Laval sur Vologne (88-Vosges) pour devenir du papier d’essuyage (mouchoirs en papier, papier toilette, essuie-tout …).

Le Verre, qui n’a besoin d’être trié à La Veuve étant collecté séparément des autres emballages, est recyclé à OI Manufacturing à Reims (51 – Marne).

Les refus de tri ont été valorisés en énergie électrique sur l’Unité de Valorisation Energétique située près du Centre de tri. 

Télécharger la carte des repreneurs des apports des adhérents du Syvalom.

Pour en savoir plus

Zoom sur les Plastiques

Moins de 9 % des emballages plastiques apportés par les adhérents du Syvalom sont triés hors de la France (en Allemagne).

 

 

 

 

Retrouvez tout le parcours d’un emballage et des papiers

Convaincus que le geste de tri sera plus efficace si chacun sait pourquoi il le fait, Citeo et Adelphe ont lancé une campagne de mobilisation qui donne des preuves de la finalité et de l’utilité du geste de tri.

Cinq emballages (une bouteille en verre, une bouteille en plastique, une boîte de céréales, une boîte de conserve et une canette) ont été équipés d’une balise GPS. Grâce à elles, une équipe de tournage les a suivis à la trace pour voir comment ils allaient devenir de nouvelles ressources.

Mais les papiers ne sont pas en reste. Tous les papiers se trient et se recyclent partout ! 

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